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Nouvelles
23|11|2006 - Jour 24
BONJOUR TOUT LE MONDE Comme vous avez déjà pu l’entendre, je suis arrivé hier matin, vainqueur de ma classe, champagne, Marleen, piscine, radio, TV locale, demi journée au téléphone, tout va très bien. Au lever du soleil j’avais encore 60 milles vers la « Tête des Anglais », à tribord d’Antigua à 25 milles, je ne peux m’empêcher d’essayer d'apercevoir la terre à l’hirozon avec mes jumelles, sans résultat, les îles sont toutes cachées sous les nuages et il fait assez brumeux. Le point le plus proche que j’atteinds est à 15 milles d’Antigua. Finalement je n’aperçois Guadeloupe que quand je passe à l’ouest de l’île. Après un dernier message de Fritz, je décide de rester loin de l’île, parce qu’avec ces nuages il n’y aura probablement pas de vent sous la côte, donc comme il est décrit dans les livres entre autres de Mr Bernot & co, je vise un point à 10 milles à l’ouest de la pointe nord-oueste de l’île pour ensuite aller droit vers le sud et au dernier moment aller au vent vers basse terre pour prendre cette bouée près de la côte. Ca c’est la théorie, le vent vien de l’est. Une demi-heure après avoir passé le point mentionné (devant et sous moi il y a un classe 40), le vent diminue fortement et le classe 40 (quoiqu'éloigné de l’île) tombe à l’arrêt, je le dépasse et 10 minutes plus tard, la même chose m’arrive, shit. Super les bouquins. Après avoir dérivé 6-7 heures pour les 20 milles vers basse-terre, et maintenant j’injurie le sadique qui a décidé de nous faire passer sous le vent et en plus derrière des montagnes de plus de 1000 mètres d’altitude, j’atteinds la bouée qui est éclairée depuis la terre avec une lampe chercheuse à 4 heure du matin UT, minuit local, encore 25 milles. A partir du moment où j’ai passé le point sud de l’île il y a encore 20 milles à louvoyer, obscurité totale et bien sûr l’une averse après l’autre, petite hourle embêtante dans le canal des saintes (entre Guadeloupe et Saintes), un ris dans la voile et naviguant au près, je m’inquiète pour le mat, les haubans sous le vent se relâchent fâcheusement, vais-je enlever le foc et continuer sous grand voile ? C’est pas une façon de passer le finish d’autant que je n’utilise pas de lest. Encore un fois avec la peur et l’audace j’attaque les 9 derniers milles, le vent est passé un peu plus à l’est, et je sors le directeur de course de son lit en lui annonçant que je serai là dans une petite heure avec un classe 40 derrière moi. Ils sont juste à temps à la ligne d’arrivée, où sous escorte d’un rib de la police locale j’arrive (je ne savais pas que ma fiche pénale m’avait suivie jusqu’ici, qu’ils avaient déjà mis la police à mes trousses, avant même d’être bel et bien arrivé : blague, c’est juste pour garder éloigné tous ces supporters nocturnes, re-blague, il n’y a évidemment pas un chat mais je me sens très important). Marleen saute à bord et après nos embrassades passionées, on se dirige vers le port où Pierre Bojic nous attend avec le champagne, YES
Nous y sommes mon garçon Voilà qu'il s’est quand même endormi ce petit, je vais encore pouvoir le porter aussi maintenant. Le bilan, je vais encore bien y réfléchir, ça a un goût de plus. A plus tard, je vais faire le tourist, le vrai
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